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Corpus annotés en langues anciennes

L’Université de Liège a été pionnière en matière d’annotation des textes en langues anciennes. Ces recherches, qui ont débuté dans les années 1960 par des travaux sur le latin, se poursuivent et se développent par des applications au grec, à l’égyptien ancien et, bientôt, au sumérien. La lemmatisation et l’analyse morphologique sont des spécialités du Laboratoire d’Analyse Statistique des Langues Anciennes (LASLA), fondé en 1961. Ce centre constitue certainement un outil unique qui est largement sollicité par la communauté scientifique internationale. Ces méthodes sont aujourd’hui appliquées à l’égyptien ancien dans le cadre du projet Ramsès. L’UR « Mondes anciens » se trouve ainsi à la pointe des progrès réalisés dans le traitement des outils d’annotation novateurs et l’application des IT à l’étude des langues anciennes.

Les cultures visuelles

Dans les sociétés préindustrielles, et singulièrement durant l’Antiquité, où la maîtrise et les pratiques de l’écrit (literacy) étaient relativement restreintes, l’importance de la communication visuelle et du paysage monumental était tout à fait centrale. Un axe de l’UR « Mondes anciens » s’attache donc à étudier les différents aspects de la production de cette culture visuelle en Égypte, en Mésopotamie, en Grèce, à Rome et en Orient, depuis l’inspiration, la conception et la création (tant conceptuelle que pragmatique), jusqu’à la réception, l’utilisation et l’agency de ces discours monumentaux et iconiques.

Les écritures : de la matérialité à la signification

L’une des spécificités des mondes anciens est l’avènement, ou plus exactement l’invention, de l’écriture. L’axe « Écriture » de l’UR « Mondes anciens » s’intéresse aux multiples facettes de ce phénomène unique dans l’histoire de l’humanité, depuis ses origines dans les sphères culturelles égyptiennes, mésopotamiennes et orientales jusqu’à son fonctionnement multiple dans les systèmes graphiques arabe, chinois, copte, cunéiforme, démotique, grec, japonais, latin, hiéroglyphique et sanskrit. La matérialité de l’écriture et l’évolution diachronique des répertoires graphiques font également l’objet de recherches spécifiques dans l’axe « Écriture » : les dimensions épigraphique, papyrologique, ostracologique et codicologique s’y combinent en effet pour rendre compte des paléographies mouvantes et innovantes caractéristiques des Mondes anciens.

Institutions et sociétés

L’axe spécifiquement historique de l’UR concerne l’histoire du droit, celle des institutions et des sociétés. Il s’agit de comprendre les liens complexes qui s’établissent entre les normes juridiques et institutionnelles et le comportement social, d’explorer les réponses des Anciens à la question de l’écart entre l’État et la société et de mettre en lumière les fondements sociologiques du pouvoir, les processus de communication politique ainsi que les rituels collectifs qui constituent les fondements d’une communauté.

Histoire et anthropologie des religions

Cet axe correspond aux recherches menées au sein du centre « Histoire et anthropologies des religions » (cf. infra). Mettant en œuvre des données textuelles, iconographiques, archéologiques et anthropologiques, ces travaux s’attachent à l’analyse des systèmes polythéistes attestés dans l’Antiquité et aux différents types de représentation d’un monde divin pluriel, dans une perspective qui se veut toujours ouverte au comparatisme.

Multilinguisme et multiculturalisme

Cet axe porte sur les contacts de langues et de cultures dans l’Antiquité. Il concerne notamment l’étude du bilinguisme gréco-latin, spécialement dans l’Empire romain, et les traductions grecques de textes latins, littéraires et non-littéraires (documents officiels transmis sur pierre, rédigés directement en grec ou traduits d’un original latin). Dans le cadre de la constitution de l’UR, ces questions sont amenées à s’élargir aux contacts entre les civilisations et les langues des « Mondes anciens » concernés. La Grèce, la Mésopotamie et l’Égypte constituent en effet des espaces culturels où la diversité linguistique et les questions identitaires qui en découlent trouvent un terrain propice pour des recherches collaboratives au sein de l’UR.

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